Une vingtaine d’amicalistes ont répondu présent à l’appel de Nanou Poumarède pour cette sortie autour de l’auberge du Ruxelier, du maquis du Haut du Bois et du moulin de Xamontarupt.
Après les traditionnelles retrouvailles, la journée commence par une marche vers le maquis du Haut du Bois (ou maquis d’Éloyes). Les conditions météorologiques sont favorables au départ et la marche à travers forêts et clairières est agréable.
Après le passage devant une stèle dédiée à deux jeunes maquisards tombés au combat, nous parvenons au monument marquant ce lieu de mémoire.
Nanou nous expose l’histoire du maquis, constitué en juillet 1944. Attaqués par les troupes allemandes le 9 septembre, les maquisards parvinrent à s’échapper en laissant sur place dix tués. Les témoins de ces événements sont presque tous morts, les rares survivants, très âgés, et il n’a malheureusement pas été possible de trouver quelqu’un pour nous en dire plus.
L’organisation de cette journée est cependant remarquable puisque l’averse qui menaçait se déclenche au moment où nous pouvons trouver un abri à côté du monument. La pluie ayant cessé, nous pouvons regagner l’auberge du Ruxelier où nous prenons un repas fort apprécié.
Nous nous rendons ensuite à Xamontarupt pour y visiter l’ancien moulin, guidés par Monsieur Thiriet, le propriétaire des lieux. Le moulin qui date du début du 19e siècle a été acheté en 1930 par son
père qui l’a exploité jusqu’en 1970. Il est resté en l’état, encore fonctionnel.
Les machines(nettoyeur, broyeurs, extracteur, blutoirs, détacheur, convertisseur, mélangeuse), réparties sur quatre étages sont entraînées par une turbine à eau. Il faut parfois courber l’échine pour éviter d’endommager les poutres. Les sacs de jute imprimés accrochés aux murs, en provenance de nombreux autres moulins, font de ce lieu un petit musée.
D’autres activités ont profité ici de l’énergie hydraulique transmise par de nombreuses courroies et engrenages : pilon à chanvre et féculerie (jusqu’en 1888), huilerie (jusqu’en 1936), saboterie(jusqu’en 1949) et scierie type haut fer (jusqu’en 1980). La journée se termine par la visite de la saboterie et de la scierie qui ont subsisté. C’est là encore une plongée dans le passé.
Félicitations et remerciements à Nanou et Jean-Claude Poumarède à qui nous devons cette excellente journée.
Michel Barbe











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